Loule Sabronde
Archive pour août 2009
Les archives de Jazz sur son 31: Loule Sabronde (2001)
Les archives de Jazz sur son 31: Looping (2001)
Looping
C’est de la World Music originale.
Des rythmes, mélodies et chants qui puisent leur énergie dans la tradition Africaine, le Jazz et le Rock.
C’est aussi l’inspiration de musiciens français et allemands autour de sonorités venant d’Afrique, d’Indonesie, des Caraïbes ou de l’Inde : balafon, balarimba, steelpan, djembé, n’goni, angkloongs, batterie et basse.
Looping nous emmène dans son “…voyage au cœur de la musique le long de sentiers inexplorés et plein de surprises… !”
Liberation
«[...] la musique de Looping tisse des liens entre les cultures du monde et construit un patchwork multicolore. L’oeuvre du groupe est inspiré par les influences venues de l’afro-beat et de l’afro-jazz, du raga indien, de la musique mandingue, de Jean Sebastien Bach et du calypso. Le son de Looping est unique, le balafon et le steeldrum se rencontrent dans une parfaite harmonie sur les fondations solides d’une basse et d’une batterie swing-groove…»
Philippe Boukobza – www.futurjazz.com
Source: pascal.ryter.free.fr
Les archives de Jazz sur son 31: Interface (2001)
Interface
Le projet est né le 3 avril 1999 suite à la rencontre de Benoît Ricard et de François Berchenko aka DJ Cisco. Le propos étant de mélanger des sons électroniques et acoustiques au sein d’un quintet jazz.
Nous y sommes. Puissance maximum, Interface, quintet toulousain, creuse la relation entre les effets, déformations de timbres, frictions des fréquences générées par les machines et la sonorité acoustique du saxophone ou de la batterie. La part rythmique prend le pas, variations sur tempo lent, lourd et débauches percussives. Les climats brumeux sont traversés de stridences de piano électrique. [...]
En précurseur, le saxophoniste Julien Lourau à derrière lui une bonne dizaine d’années de cheminements dans le jazz et ailleurs. A l’Afrique, au funk sont venus s’ajouter les télescopages qui secouent en permanence la créativité londonienne, des mélopées orientales. Les séquences s’enchaînent, se répondent. Au soin apporté au développement des climats s’ajoute une souplesse, un mouvement dansant.
Ce qui laisse toute latitude à Cosmik Connection, resserré autour d’un trio par où passe un mixage incessant de sons, pour rassembler les amateurs de danse et ceux de l’improvisation débridée.
Sylvain Siclier – Le MONDE 29 janvier 2001
Source: musiquesmodernes.free.fr
Les archives de Jazz sur son 31: Christian Brun (2001)
Christian Brun
Il arrive à Toulouse en 1982 et commence à fréquenter les clubs de Jazz. En 1987, un diplôme d’ingénieur physicien en poche, il décide de se consacrer pleinement à la musique.
Débuts avec le groupe de Jazz-Fusion Kitty Clac (première partie de Miles DAVIS, Michael BRECKER, Mike STERN…) puis tournées avec le Big Band 31, en France comme à l’étranger (concerts avec Dee Dee BRIDGEWATER) suivies de nombreuses expériences, dont certaines se prolongeront, avec des musiciens de passage:
Lou BENNETT, André VILLEGER, Daniel HUCK, François CHASSAGNITE, Turk MAURO… enregistre avec les musiciens régionaux ( « A Child is born» avec Magali PIETRI, « Ali-Aba» (Harmonia Mundi) avec Tonton SALUT, « Samantha’s Dance» (Concord) avec Steve MABRY).
En 1991 il monte son premier Quartet avec lequel il remporte le Concours National Radio-France et enregistre un premier disque: « Houseful» (Scalen Disc).
Ayant envie de changer d’air, il décide d’aller voir ce qui se passe à New-York.
Source: www.christianbrun.com
Sonny Rollins

Sonny Rollins
Saxophone ténor
Né le 7 Septembre 1930
New York
Influences: Louis Jordan, Charlie Parker, Bud Powell, Lester Young
A 79 ans, Sonny Rollins est actuellement en tournée en France et en Europe.
Considéré aujourd’hui comme un musicien hors pair, tel une légende du jazz moderne, Sonny Rollins s’est toujours caractérisé comme un créateur d’avant garde, se détournant du hard bop pour créer un style unique et atemporel, une musique novatrice en perpétuelle évolution.
Fils d’un père musicien, Sonny Rollins échange rapidement son piano pour s’adonner au saxophone. En 1944, il joue déjà du ténor et en 1949 alors qu’il travaille dans un petit cabaret avec Miles Davis et Art Blakey, il conçoit son premier enregistrement aux côtés de Jay Jay Johnson.
Sonny Rollins a vu basculer le jazz d’un divertissement dansant à un art culturel, intellectuel. Du temps où il débutait sa carrière, il raconte qu’une scène de plancher se tenait devant les formations des cabarets où l’on swinguait. Sonny Rollins définit le hard bop comme “a hard driving style of jazz”* et si on lui attribua de côtoyer ce style avec brio, cela ne lui semble pas l’essentiel: il s’attache d’abord à essayer de jouer “joli” en privilégiant l’harmonie au swing.
A la question êtes vous perfectionniste en 1959, posé par François Postif pour Jazzhot, Sonny Rollins répond qu’il est à la recherche constante de la perfection, tout en mesurant que rien de ce qu’il joue ne lui semble parfait.
Au mois de mars de cette même année, Sonny Rollins arrête toute activité publique. Il bat en retraite sous le pont de Williamsburg, à la frontière de Brooklin et Manhattan, où il joue tous les soirs sans aucun répit, afin d’échapper à des voisins coléreux qui ne parvenaient plus à trouver le sommeil! En 1962, l’artiste Sonny Rollins quitta la brume bleue de Williamsburg et signa “The Bridge”.
Aujourd’hui, celui qui se forgea la réputation du légendaire “lonely cat” assume sans complexe la solitude qu’il cotoie jour après jour, conscient du temps qui lui reste, évitant tant que possible de regarder en arrière, afin de pouvoir jouer tout ce qu’il a encore à dire.
En plus de cinquante ans de carrière, l’homme n’a cessé de grandir et sa musique de mûrir. Comme lui son saxophone s’est modifié, car Sonny Rollins joue désormais des sons que seul l’âge lui a permis d’entreprendre en dépit d’autres notes qu’il a su sans grande peine, laisser derrière lui.
En 1966, Sonny Rollins pense que le jazz est d’hier et d’aujourd’hui et qu’il faut connaître hier pour jouer aujourd’hui. Pour lui, le jazz est en marche, et, un jour ou l’autre, quelqu’un se lèvera avec des idées nouvelles.
Si Sonny Rollins privilégie désormais les grandes salles, c’est parce qu’il reste persuadé que cette musique n’est toujours pas considérée à sa juste valeur.
Alors qu’il confiait dans le dernier numéro de Jazzman que le jazz pouvait plaire à tous, Sonny Rollins a su gagner un public qui depuis lui est fidèle.
Sonny Rollins continue d’être, son équilibre est entre lui et son saxophone, il atteint désormais un sommet dont il ne peut plus glisser, il est l’improvisateur de grand nom qui se déjoue des critiques, il préfère parfaire son métier, aller chercher la musique là où elle n’apparaît pas. Il est le ténor volontaire, celui qui ne regrette rien et invente encore.
Sonny Rollins, nous offre cette année sa cinquième visite à Toulouse pour Jazz sur son 31. Il viendra clôturer le festival le 26 Octobre prochain, à la Halle aux Grains de Toulouse.
*voir définition billet « Là où le bop s’installe»
Photo: François Canard
