Archive pour novembre 2009

Mardi 17 novembre 2009

Hank Jones, Mémorable !

Le 10 octobre dernier, sur la grande scène du Théâtre National de Toulouse, Hank Jones apparaît, accompagné de Martijn Vink à la batterie et de George Mraz à la contrebasse.  C’est un concert d’une rare intensité qui débute. Le sourire légendaire de Hank est au rendez-vous , ses doigts effleurent avec agilité les touches du Steinway…

10_10_hank_jones_trio06

Progressivement, les thèmes s’enchaînent, et laissent place au génie de l’artiste. L’improvisation ne cesse de s’accroître, audacieusement accompagnée de nombreux et brillants solos entre Martjin Vink et George Mraz. Un jeu où les musiciens se nourrissent et argumentent une longue discussion : entre le tempo alerte de la batterie, les rythmes allègres de la contrebasse, les phrasés et les boucles incessantes du piano. Indiscutable. Hank Jones, pionnier de l’ère moderne du jazz, héritier incontestable de Art Tatum, a fortement participé à l’émancipation du be bop qu’il préfère nommer « musique moderne ».

10_10_hank_jones_trio01

Ce soir là, il nous offre également, avant même un ultime rappel, son savoir faire en tant que soliste, ce qui embrase l’assemblée, éprise d’émotion, murmurant presque ces airs savants… Hank Jones, 91 ans, sait toujours se faire entendre, jouant parfois avec son public ravi. Lorsque la dernière note retentit, celui-ci se leva spontanément et lui rendit hommage, pendant plusieurs minutes, sous des rafales d’applaudissements.

10_10_hank_jones_trio07

Jazz sur son 31 remercie Hank Jones trio d’avoir participé à la 23ème édition du festival.


Photos: Emilie Lescale

Lundi 16 novembre 2009

"Un soir au Club", Sortie Nationale le 18 novembre 2009

AfficheUSAC

Un Soir au Club, un film de Jean Achache, relève de l’adaptation du roman éponyme de Christian Gailly (Ed. Minuit), Laureat du prix du livre Inter en 2002.

Synopsis: Simon Nardis, ancien pianiste de jazz internationalement reconnu, mène une vie rangée depuis 10 ans; marié et père de famille. Mais sa vie va basculer le temps d’une nuit qu’il passera au hasard dans un clu de jazz. Il va se retrouver face à ses démons qu’il avait mis tant de temps à maîtriser: la musique, l’alcool, les doutes. Il va être happé par l’ambiance du club et sa rencontre avec Debbie la propriétaire…

La Musique: « Dans la décision de filmer une histoire comme celle-ci, il y a bien sûr l’envie de filmer la musique, de l’écouter et de la voir.Dès le départ, mon envie était de demander à Michel Benita de créer une partition qui deviendrait rapidement le quatrième personnage du film. Ce personnage devait parler une langue intelligible de tous, pas de discours compliqué, pas de tournures savantes, pas une musique qui nécessite des efforts pour la comprendre. Une musique qui donne envie de passer un moment avec elle. Les partitions écrites par Michel ont donné une grande part de son équilibre. Les interprètes lui ont donné sa profondeur et sa grasse…»  Jean Achache…

Le compositeur: « Le jazz au centre d’un film français! Quand Jean m’a offert d’incarner « le quatrième personnage»  du film, j’ai bien sûr accepté ce magnifique cadeau. Depuis une quinzaine d’années, j’ai flirté avec l’image, du documentaire à la performance en passant par la pub, l’illustration ou les installations. Alors que ces expériences m’ont souvent demandé d’oublier que j’étais un musicien de scène, j’ai dû m’en souvenir à chaque instant pour « Un soir au Club» . Une fois la décision prise d’enregistrer la musique « live» , j’ai su que mon rôle, au delà de celui du compositeur intervenant après le montage, deviendrait protéïforme: composition, choix des interprètes, suivi de l’écriture des paroles avec Marieke et Charlotte et répétitions avec Elise. Pour réussir à préserver la spontanéité du jazz, j’ai tenu à garder vierges certaines pages: les musiciens sauraient les écrire dans l’instant. Cette part d’improvisation fut essentielle pour la vérité des émotions. Pour les chansons, Jean tenait à « Whispering» , elle est devenue « The Sound of Memory»  dans sa version chantée. « Waiting» , une ballade et « Oh Love» , plus « pop» , ont été composées pour le film. Jean ayant tenu à m’ssocier à toutes les étapes de l’élaboration de ce projet, j’ai le sentiment d’être entré dans l’univers du Cinéma par la grande porte» . Michel Benita, compositeur du film, musicien contrebassiste» . Michel Benita

www.michelbenita.com

Distribution: Thierry Hancisse, Elise Caron, Marilyne Canto, Anne Kessler, Geordy Monfils, Jean-Paul Bathany, Gaetan Nicot, Xavier Lugué, Marc Delouya

Propos recueillis dans le dossier de presse destiné à « Un Soir au Club» .

Retrouvez le film Un Soir au Club pour sa sortie nationale en France le 18 novembre 2009.


Jeudi 12 novembre 2009

Big Band 31 invite et invente !

Le 9 octobre dernier, Philippe Léogé, directeur artistique du festival Jazz sur son 31 mais aussi pianiste soliste et arrangeur de profession, s’est offert une place à Odyssud à Blagnac, pour jouer – avec – et orchestrer le Big Band 31, concert qui affichait déjà complet bien avant la date J !

_DCS6935-17

Un concert de taille, aux invités prestigieux, qui a laissé le public ravi et conquis de ces multiples rencontres rythmées tant par la voix rauque de la chanteuse et guitariste canadienne Térez Montcalm que les sonorités divines de Lionel Suarez, accordéoniste prodige aveyronnais qui n’a pas finit de surprendre les curieux du jazz! A noter aussi l’apparition modeste et frissonnante de la chanteuse Lydie Arbogast, qui, le temps d’un morceau et magistralement accompagnée par l’orchestre du Big Band 31, avec qui elle a déjà plusieurs fois été l’invité d’honneur, a su séduire un public qui l’a acclamée à sa juste valeur : la voix de Lydie fait partie de ces tons mélodieux qui ne cesse de nous entraîner dans les tourments frénétiques du gospel, une voix qui s’accorde parfaitement à ses ré interprétations modernes de ces airs lointains de source liturgique qui nous paraissent pour autant tellement familier !

_DCS6900-8_DCS7042-36

Cette année encore, le Big Band 31 et ses invités ont une nouvelle fois fait honneur au festival, avec un Philippe Léogé célébrant à merveille le pianiste Bill Evans, une revisite de l’album « Connection » de Térez Montcalm entremêlé de compositions personnelles et de reprises inoubliables (C’est Extra de Léo Ferré ou encore Je n’attendais que toi d’Edith Piaf) mais aussi la voix envoutante de Lydie Arbogast et ce toucher si sensible de Lionel Suarez, à l’accordéon.

_DCS7147-41_DCS7083-1

L’équipe Jazz sur son 31, remercie musicalement le Big Band 31 et ses invités dans l’attente d’un prochain rendez-vous qui sera, vous l’avez sûrement compris, tout simplement incontournable !

_DCS7141-40Photos: Emilie Lescale